Homélie: Veillée Pascale

LA VEILLE PASCALE

 Frères et sœurs loué soit Jésus Christ !!!

 Ce que nous célébrons aujourd’hui, celui qui n’a fait aucun effort de carême, ne peut vraiment rien comprendre. Il faut avoir participé activement aux efforts de Carême pour se rendre compte de l’importance de cet évènement dans la vie d’une personne ; de la gravité de ce mystère chrétien que nous célébrons aujourd’hui : Nous célébrons la Pâques, nous célébrons le passage et la renaissance.

 Au départ, la Pâques nous rappelle qu’à l’époque de Moïse, le peuple hébreu (Israël) a été libéré de l’esclavage d’Égypte. Il a « passé » la mer rouge pour s’acheminer progressivement vers la terre promise. Un passage qui fait renaître à une vie nouvelle.

Dans cette veillée Pascale, nous fêtons le Christ qui est « passé » de la mort à la Vie. Un passage qui fait renaître à une vie nouvelle.

 Des passages, nous en avons eu beaucoup dans notre vie : Le passage de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte. Des examens de passage. D’une vie de célibataire à une vie conjugale ou à une vie religieuse. Le passage d’une vie active à la retraite. Puis, arrivés au terme de notre vie terrestre, la mort marquera notre passage vers la Vie éternelle.

 Aujourd’hui, nous célébrons un passage essentiel en vue d’une renaissance essentielle. Célébrer la résurrection du Christ, c’est passer avec lui de la mort à la vie, c’est passer du pays de la servitude à la libération et au salut, c’est passer de l’esclavage à la liberté. Etre chrétien, frères et sœurs, cela nous libère de beaucoup de chose dont nous nous sommes liés inutilement. Etre chrétien veut dire : être libre devant en toutes circonstances : libre devant l’argent, libre de refuser la corruption, libre de s’opposer à l’injustice, libre de dire non au mensonge et aux menteurs, libre d’aimer, libre de corriger qui est dans l’erreur, libre de faire des reproches… Le chrétien est libéré de toute aliénation. Par notre baptême, nous sommes ressuscités avec le Christ. Avec lui, nous sommes entrés dans une vie nouvelle et rien ne peut nous séparer de son amour. C’est pourquoi nous pouvons chanter victoire:…

 Trois petits jours et pourtant, plus rien ne pourra être comme avant. Trois jours pour changer le monde. Il a fallu trois jours à Dieu et non plus sept comme dans la première lecture – la Création – pour que le monde reparte de l’avant, que le monde retrouve un sens à son histoire et arrête d’errer d’impasse en impasse. Trente ans de vie cachée, trois ans de vie publique, trois jours de passage.

 Tout s’était effondré, écroulé, tous les espoirs s’étaient envolés. Il ne reste rien, rien de rien et de ce rien, par ce rien, dans ce rien, Dieu va donner sens à notre histoire. Il faut avoir suivi le Christ jusqu’au bout, avoir peiné avec lui, avoir buté, trébuché sur les pierres qui jalonnent le chemin, avoir douté, pleuré, crié pour pouvoir maintenant entrer dans le temps de Dieu et comprendre cette libération que le Christ nous offre. Il nous faut comprendre le comment de cette libération. Et pour le comprendre, il faut avoir suivi le Christ jusqu’au bout, avoir peiné avec lui, avoir buté, trébuché sur les pierres qui jalonnent le chemin, avoir douté, pleuré, crié pour pouvoir maintenant entrer dans le temps de Dieu et comprendre cette libération que le Christ nous offre.

 Tout homme qui commet le péché est esclave du péché. Cet esclavage du péché, enfonçant l’homme toujours plus profondément dans l’incapacité de se retourner vers Dieu est le commencement de l’enfer. La liberté est le merveilleux et dangereux pouvoir qu’à l’homme de se fixer et de se donner une orientation dans la vie. Cette liberté peut te conduire vers le mal, le péché, tout comme elle peut te conduire vers le bien, l’amour de Dieu et du prochain. Très souvent, l’homme est attiré par le péché, et quand il tombe là dedans, il s’habitue et devient ainsi esclave de ses propres actes. Il faut donc le libérer. Ce n’est que la résurrection du Christ, la Pâques, ce passage que nous célébrons aujourd’hui qui peut nous conduire vers une véritable renaissance. C’est un grand mystère de libération, de renaissance et d’espérance que nous célébrons donc aujourd’hui.

 La vie a jailli du tombeau. Saint Paul en témoigne dans son épître aux Romains (8,38-39) : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. » La Vie à l’image cette lumière brille dans les ténèbres de nos nuits comme nous le signifie le Cierge Pascal.

 Dans ce sacrifice, ce don total du Christ, la mort est vaincue. Rendons grâce à Dieu de nous faire entrer dans sa vie, sa vie éternelle, suivons-le, dans l’espérance que la vie est plus forte que la mort. Le Christ ressuscité nous invite à choisir la vie et à nous laisser envahir par l’amour de Dieu. C’est ainsi que nous pourrons faire reculer la guerre, la violence, la haine, le mépris des autres. N’ayons pas peur des forces du mal et de la mort. Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts et il nous donne le désir de vivre en ressuscités avec lui.

Loué soit Jésus Christ !!!

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